Hector Obalk, critique d'art, y papote à la bonne franquette avec François Boisrond, peintre. Forcément, ils en viennent à causer chiffon, euh, non, création artistique.
Boisrond, à une époque, a réalisé des "transparences". Il s'est choisit deux images qu'il représente ensemble sur la même toile et ça donne des imbrications étranges, et dans la forme et dans le sens.
En 1992, il peint une toile qu'il appelle Robinson Crusoë.
D'abord, il a pensé à ça :

En haut, son idée de Robinson (seul sur son île), en bas le peintre (lui, Boisrond, seul dans son atelier).
Et il superpose les deux

La porte de son atelier de peintre est dans le parasol de Robinson. Voilà ce qu'il en dit :
"Elle me faisait un peu l'effet d'un parasol cette porte…le fait de se sentir protégé par cette porte… C'est comme la petite cabane de Robinson, elle est placée à l'endroit du tabouret de mon atelier où je peux venir me reposer. Il y a aussi le fusil de Robinson qui se croise avec le pinceau…"
J'aime bien Boisrond, il n'est ni "habité" ni prétentieux. Et il aussi peint des tableaux proches, où il se met à la place de nos yeux, c'est futé.

Sur les quais en voiture
En gros il refuse d'être un artiste intello. Il est bête. Et il se sent un homme comme tout le monde, sauf que lui, il peint. C'est sûrement pour ça, le titre, Bête comme un vrai peintre.

A consommer sans modération.
Kiki
Tags : Artistes
Commentaires
Je me demande aussi si je ne vais pas exploiter à fond ce wiki pour le remplir à ras bord de tableaux que j'aime bien. Là, j'espère que c'est vous qui n'y verrez pas d'objection ! :-)
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Matisse : succès. Merci
Cordialement