Ça commence comme dans un roman.
Tourmenté, forcément (non, non, ni boulanger ni apiculteur).
Ce qui reste de son œuvre (parce qu'il en a brûlé une partie), c'est 15 ans de production, à peine le temps d'une vie d'adolescent, et des photos de lui dans son atelier.

Il a voyagé, a aimé, a souffert de conditions de vie misérables. Il a côtoyé des gens comme Sonia et Robert Delaunay, Braque, Kandinsky…
1944 : la Galerie Jeanne Bucher accepte de l'exposer, en pleine occupation allemande (pour les nazis l'abstraction est de "l'art dégénéré").

Vers 1950, c'est aux États-Unis qu'il connaît la gloire. En France, à la même époque, il dit lui-même n'être connu que par ses "professeurs de philosophie de province ".
Il a peint 300 toiles en 1954. Et c'est dur quand on a "Cézanne et Bonnard dans les pattes à chaque virage ".


Puis il se tue en se jetant par la fenêtre de son atelier le 14 Mars 1955.
Il ne finit pas son dernier tableau "Le grand concert":


"Toujours, il y a toujours un sujet, toujours."
Kiki de Posuto
Tags : Artistes
Commentaires
Ecrire votre commentaire
Vous devez vous connecter pour pouvoir ajouter un commentaire.
